Des zones moins bruyantes en ville pour la biodiversité : vers une méthodologie pour construire une trame blanche

Trame blanche Cerema

Le Cerema travaille à la création d’une méthode pour définir une trame blanche en cohérence avec la trame verte et bleue. Cette méthode qui sera déclinable en fonction du contexte urbain est expérimentée avec la ville de Lille.

La recherche a montré que le bruit, constitué par les sons d’origine anthropique potentiellement néfastes, modifie le comportement des animaux parfois de manière importante même s'ils peuvent montrer des signes apparents d'adaptation. Comme pour les humains, le bruit entraîne du stress, une baisse du sommeil, des maladies, mais pour la faune sauvage, il perturbe également la communication, la reproduction, la détection des proies ou des prédateurs.

Une trame blanche pour favoriser le cycle biologique des animaux

La trame blanche permet de favoriser les continuités écologiques des espèces dépendantes de la communication sonore pour leur cycle de vie (reproduction, navigation de certaines espèces, territorialité, relations sociales…), notamment des oiseaux. Le bruit oblige les espèces à modifier leur comportement naturel, et a un impact sur leur santé.

Le Cerema établit une méthodologie pour construire une trame blanche dans différents contextes urbains, en s’appuyant sur la trame verte et bleue et la trame noire. Cette méthode a été expérimentée dans le contexte de parcs naturels régionaux, et doit être maintenant mise en œuvre dans un contexte urbain avec la ville de Lille. 

Cette expérimentation inclut l'organisation d'une "noise party" fondée sur les sciences participatives, pour recueillir avec le public les données de bruit à l'aide de l'application NoiseCapture développée par le Cerema.